Un escalier se doit d’être sécuritaire pour toutes les personnes qui l’empruntent. Cependant, les normes et obligations dans ce domaine peuvent différer selon que l’on soit un responsable d’ERP ou un particulier dans une habitation privée. Voici ce qu’il faut retenir en ce qui concerne la rampe.
Rampe d’escalier : est-ce que cela relève de l’obligation ?
Dans un Etablissement Recevant du Public ou ERP, la présence d’une rampe relève de l’obligation et ce, afin de garantir la sécurité de tous les usagers ; ce qui n’est pas le cas pour une habitation privée. Pourquoi cette différence ? Il faut préciser que si un propriétaire n’est pas obligé de faire poser une rampe ou main courante dans son escalier, cela est fortement recommandé.
La rampe permet d’avoir un point d’appui, ce qui peut se révéler particulièrement utile pour certaines personnes comme les seniors ou encore les personnes rencontrant des difficultés de mobilité. Pourtant, si l’on est un peu honnête, on peut affirmer qu’une personne même simplement fatiguée en fin de journée trouvera en cet accessoire un élément pratique pour gagner son étage.
La présence d’une rampe ; en fonction de l’installation de l’escalier peut représenter également un élément de sécurité afin d’éviter qu’une personne puisse basculer dans le vide.
Ce que l’on peut décider pour soi-même n’est pas la même chose que ce qui est demandé par exemple dans le cadre de l’investissement locatif. Le fait de proposer un bien en location à autrui suppose de le lui proposer un logement décent et sécurisé comme le stipule le décret n°2002-120.
La rampe répond alors à des normes bien précises en termes de hauteur puisque l’escaliéteur devra l’installer à une hauteur comprise entre 80 et 100 cm du nez de marche.
Comment choisir le bon escalier ?
Un fabricant d’escalier qui se verrait commander un escalier sans rampe peut demander à ce que son client lui signe une décharge afin que sa responsabilité en tant que professionnel ne soit pas engagée, plus d’informations ici. Tout dans son métier l’enjoint à proposer des structures sécuritaires, même s’il sait que ses clients recherchent pour leur maison ou leur appartement à étage un escalier avant tout pratique et beau.
Quel est le type d’escalier que l’on souhaite ? Cette question est plus facile pour les personnes qui font construire que pour celles qui rénovent car il faut parfois composer avec une structure existante. Même si l’envie consiste en le fait de la remplacer, car elle est dangereuse et vétuste ; ce qui peut être le cas dans de vieilles constructions car l’escalier est très abrupt ; il n’est pas possible de faire ce que l’on veut, à moins de refermer la trémie et de choisir un autre emplacement pour son futur escalier, ce qui suppose des travaux de maçonnerie.
Si on a le choix, on peut prendre un escalier droit, différents escaliers tournants (à ¼ tournant haut ou bas, ½ tournant…), un escalier hélicoïdal etc…
Le matériau n’est pas à sous-estimer. Beaucoup de personnes continuent à plébisciter le bois, malgré l’émergence d’autres matériaux. Pourquoi ne pas céder à l’envie de ces nouvelles tendances ? Parce qu’elles se révèlent, au final, peu pratiques.
Alors que l’on reproche parfois au bois de nécessiter de l’entretien, personne ne dit que la pierre naturelle et le ciment sont froids et surtout poreux, à moins de les imperméabiliser régulièrement. Sinon, attention à l’escalier qui aura coûté si cher et dont la ou les marches présenteront des taches indélébiles. Difficile de poncer une telle marche, voire de la remplacer, ce qui est tout à fait possible avec le bois qui, par ailleurs, peut se marier avec d’autres matériaux, y compris sur la rampe, si on le souhaite plus moderne.













